Biographie

L'histoire commence avec la célèbre Okinawa Actors School, véritable vivier de futurs stars nippones. C'est là-bas que se retrouvent Minako Ameku, Nanako Takushi, Reina Miyauchi et Ritsuko Matsuda. La première se montre particulièrement douée, elle remporte tous les concours de chant jusqu'à l'arrivée de Namie Amuro. En 1992, les plus brillants étudiants sont récompensés : ils forment un groupe nommé les Super Monkey's et débutent une carrière nationale. Les futurs membres de MAX n'y sont pas encore réunis. Seules Namie Amuro, Minako Ameku, Nanako Takushi, Anna Makino et Hisako Arakaki sont choisies.

Un premier single intitulé Koi no cute beat sort sous le label Toshiba EMI mais ne connaît que peu de succès. Anna Makino quitte le groupe pour des raisons personnelles, lequel devient les Super Monkey's 4.

Après les singles Dancing junk et Aishite masukatto, Hisako Arakaki quitte le groupe. Rino Nakasone intègre alors la formation. A la sortie du quatrième single Paradise train, le groupe change encore de nom pour devenir Namie Amuro with Super Monkey's.

La sortie du single Try me ~watashi wo shinjite est décisive. Le groupe jusqu'alors inconnu se place dans le top 10 des meilleures ventes et surtout, Rino Nakasone cède sa place à Reina Miyauchi et Ritsuko Matsuda.

La gloire tant attendue est aux pieds des Super Monkey's. Pourtant, les filles ne peuvent continuer à se voiler la face. Ce succès n'est lié qu'à la chanteuse du groupe, Namie Amuro. Le public n'a d'yeux que pour elle, c'est son nom que l'on retrouve dans chaque magazine, c'est à elle que l'on s'adresse dans les émissions, les interviews. Les quatre autres ne sont plus que des danseuses, voire choristes à l'occasion. Les singles Taiyo no season et Stop the music ne peuvent être plus explicites : Amuro va vers une carrière solo.

Mina, Nana, Reina et Ritsuko sont alors contactées par Max Matsuraa pour un projet à court terme. La chanson Saturday night de Whigfield connaît un immense succès en Europe et le label Avex Trax souhaite en sortir une version japonaise. Le groupe est alors nommé Musical Active eXperience : MAX.

Il devait s'agir d'une seule et unique chanson. Pourtant -et malgré les ventes peu fructueuses du single- MAX n'est pas dissout. Un second single, Kiss me kiss me baby est réalisé en août 1995. Le succès n'est toujours pas au rendez-vous. Les filles sont menacées d'être renvoyées à Okinawa si les ventes du prochain titre ne sont pas satisfaisantes. Aubaine ou fruit de leur travail, Tora tora tora va se placer tout droit à la 19e place du top Oricon.

C'est là que tout commence. Les MAX y croient enfin, elles sont un véritable groupe et plus un simple projet. Entre temps, Namie Amuro a été contactée par Tetsuya Komuro et débute la carrière qu'on lui connaît. Mina, Nana, Reina et Ritsuko continuent d'être ses danseuses jusqu'en mars 1996. Les cinq chanteuses se retrouvent une dernière fois pour le concert de Namie Amuro au Chiba Marine Stadium. C'est également à cette époque que Ritsuko choisit pour nom de scène en Lina.

Commençant à se faire connaître, les membres de MAX s'essaient au cinéma avec un premier film intitulé Ladies MAX. Les tubes s'enchaînent par la suite. Seventies et Get my love! se placent dans le top 10. Enfin en décembre 1996, un premier album Maximum sort. Atteignant le million d'exemplaires vendus, MAX est no.1 des charts. Il faut dire que la recette est bien rôdée : le groupe surfe depuis ses débuts sur la vague eurobeat italienne qui avait fait le succès des Super Monkey's .

Début 1997, les MAX sortent un premier photobook et tournent leur second film Give me a shake . Après les singles Give me a shake et Love is dreaming , elles entament enfin leur première tournée, le J-Pop Gig Tour et se produisent même au prestigieux Budokan. Le 25 décembre, le second album, très logiquement intitulé Maximum II, renouvelle l'exploit de son prédécesseur. Le million d'exemplaires est encore une fois dépassé, ce qui permet au groupe d'être invité à participer au renommé NHK Kouhaku Utagussen .

Sans jamais vraiment égaler le succès de SPEED, MAX devient un des groupes féminins les plus côtés. Après la série télévisée Sweet Devil en 1998, les filles ont le propre talk show, Girl² l'année suivante. Entre temps, le single Ride on time a reçu le prix de meilleure chanson de l'année. Maximum Groove, troisième album, reçoit celui de meilleur album.

En septembre 1999, le best of Maximum collection connaît un grand succès. Il en va de même pour le single Issho ni... en novembre. Celui-ci reste quatre mois dans les charts et dépasse les 300 000 exemplaires.

En 2000, MAX décide de plus s'impliquer dans le choix des chansons, l'écriture des paroles, la production. En février sort donc Never gonna stop it, un titre R&B écrit et produit par les membres du groupe. Si ce single atteint la huitième place dans les charts, les ventes vont en déclinant. Magic, Barairo no hibi (reprise de Larger than life des Backstreet boys!) et Always love ne font guère mieux. Le groupe finit par ne même plus faire le top 10.

En janvier 2002 éclate la nouvelle. Mina, qui au fil des années est devenue la chanteuse principale du groupe, annonce être enceinte et venir tout juste de se marier lors d'une conférence de presse. L'histoire n'est pas sans rappeler celle de Namie Amuro en 1997. Mina envisage de faire une pause dans sa carrière afin de s'occuper de son enfant mais promet de ne pas abandonner la chanson. La ballade Spring rain n'obtient pas un franc succès et au lieu d'un nouvel album, c'est un best of qui sort. Réunissant tous les singles du groupe de Koisuru velfarre dance à Spring rain, Precious collection sonne comme un glas. On envisage la fin du groupe.

La question reste en suspens. Mina va-t-elle revenir? Le groupe va-il se séparer? Chaque membre va-t-il poursuivre une carrière solo? Cette possibilité semble avoir été envisagée. Les photobooks personnels de Lina (Lina Rhythm), Nana (Nana 24/7) et Reina (Reina Strawberry) semblaient aller dans cette direction. Ou bien le groupe continuera-t-il finalement à trois?

Les nombreuses interviews du groupe prouvent que le choix fut difficile et que de nombreuses pressions ont pesées sur MAX. Le label Avex Trax semble avoir refusé que le groupe continue avec seulement trois membres. Nana, Reina et Lina ont dû accepté des compromis dont l'introduction d'un nouveau membre : Aki Maeda . Egalement originaire d'Okinawa, cette jeune chanteuse faisait alors partie du groupe Hipp's . Son talent pour la danse et sa voix puissante en faisait la candidate idéale pour remplacer Mina . Au départ, Aki ne devait être qu'un membre temporaire. Elle est désormais un membre à part entière MAX .

En novembre, le premier single des "nouvelles MAX" sort. Il s'agit de Eternal white , un titre aux sonorités latino qui réussit à se placer à la 20e place des charts. Suivent Festa, Love screw et Be with you (reprise du groupe Atomic Kitten). En août 2004, le groupe donne son premier concert aux Etats-Unis, plus précisément à la convention Animefest de Dallas.

Cette année, MAX fête son 10e anniversaire. Après leur MAX Love Trip 2005 , les filles font un retour aux sources et nous offrent un single eurobeat : Nirai Kanai . Mais Nirai Kanai est bien plus que de l'eurobeat, c'est un titre frais et original introduisant des sonorités okinawaïennes. Si le groupe a mis si longtemps pour sortir un nouveau single, c'est parce qu'il préfère désormais se concentrer sur la qualité et rechercher des chansons qui leur correspondent vraiment.